Avec la hausse des loyers, la colocation est devenue une solution à la mode pour les budgets serrés. Mais la vie en communauté implique certaines règles. Sinon, gare aux mauvaises surprises… Immoweb vous guide sur les chemins d’une colocation réussie.

La colocation est une vraie solution lorsqu’on a un budget un peu étroit pour son logement. Pour les étudiants bien entendu, mais aussi pour les jeunes actifs, qui sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ce mode de logement à la fois bon marché et convivial. C’est même parfois l’occasion pour eux de s’offrir des biens de meilleur standing, en accédant à une gamme dont leur budget les aurait en principe exclus.

Comment chercher ou mettre en place une colocation ?
Il existe des sites spécialisés dans la recherche de colocations, tels que recherche-colocation, appartager ou encore www.colocation-kot.be.

A la manière des réseaux sociaux, les candidats se font connaître via un profil, puis peuvent se rencontrer et décider (ou pas) de vivre ensemble, après une « procédure de sélection » rendue célèbre par le film « L’Auberge Espagnole », du réalisateur français Cédric Klapisch.

Qui signe le bail ?
Deux configurations sont possibles : soit un locataire sous-loue une ou plusieurs parties de son logement, soit le bail est signé d’emblée par l’ensemble des futurs habitants.

Mais contrairement à d’autres pays comme la France ou l’Espagne, où la colocation est beaucoup plus développée, la Belgique n’a pas encore produit de cadre légal spécifique à la colocation. C’est donc la loi classique sur les loyers qui s’applique.

Le contrat de bail devra toutefois contenir certaines spécificités pour clarifier les responsabilités de chacun.

Le bail partagé
La première possibilité est que le contrat de bail soit signé par tous les colocataires et qu’il comprenne :

Une clause prévoyant la possibilité de remplacer un colocataire par un nouveau (relocation) ; il faudra à ce moment ajouter un avenant au contrat. Sans quoi le nouvel occupant pourrait théoriquement être renvoyé du logement sans recours possible !

Ainsi qu’une clause de solidarité, qui engage les locataires solidairement vis-à-vis du propriétaire (paiement des loyers, entretien du logement, garantie locative, etc.)

Le chef de tribu
La deuxième possibilité est que le bail soit signé par une seule personne qui sera alors l’unique responsable de toutes les obligations découlant du bail. C’est donc cette personne qui devra conclure les contrats de sous-location et veiller à ce que les (sous-)loyers soient payés régulièrement. Une formule qui implique un très haut niveau de confiance entre habitants !

Une clause de solidarité, pour protéger qui ?
La clause de solidarité est donc une garantie essentielle, tant pour les colocataires que pour le bailleur.

Pour les colocataires :

  • Si un des colocataires quitte le logement en cours de bail, il devra payer sa part du loyer et des charges jusqu’à la fin du bail. Il sera donc le premier intéressé à se trouver un remplaçant !
  • Si le bail ne comportait pas de clause de solidarité et qu’aucun remplaçant n’était trouvé, les locataires restant dans le logement devraient assumer ce surcoût eux-mêmes, puisqu’ils sont engagés solidairement vis-à-vis du propriétaire.

Pour le bailleur :

  • Pour le bailleur, la clause de solidarité est une garantie non négligeable de recevoir l’intégralité du loyer et des charges puisqu’au cas où un des colocataires ne parvient plus à assumer ses responsabilités financières, il pourra exiger que les autres habitants s’acquittent solidairement de cette obligation, en leur laissant le soin de récupérer eux-mêmes leur dû auprès du colocataire défaillant.
  • La clause vaut également pour le colocataire qui quitterait le logement avant la fin du bail et qui reste solidaire des impayés jusqu’à son expiration… Sauf à trouver un nouveau colocataire qui convienne au propriétaire et qui signera alors un avenant au bail.

Le règlement d’ordre intérieur
On le voit, la colocation implique certaines règles pour le partage des responsabilités contractuelles entre habitants. C’est aussi vrai pour l’organisation de la vie quotidienne dans le logement, qui pour plus de clarté sera régie par un règlement d’ordre intérieur.

Ce règlement peut par exemple contenir des éléments concernant :

  • L’utilisation de la cuisine commune
  • L’utilisation des équipements communs comme une machine à laver
  • Le nettoyage et l’entretien des parties communes
  • L’évacuation des poubelles
  • La quiétude des habitants après une certaine heure le soir
  • Etc.

Gare aux arnaques !
Les arnaques, ça existe aussi en colocation. Des sites spécialisés comme colocation-kot vous mettront en particulier en garde contre les demandes d’envoyer de l’argent par mandat international pour la caution : refusez catégoriquement !